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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 17:21
Une petite nouveauté que j'ai découvert au salon ANIM'EST ... AMIRAL Yi Sun Shin, est un manhwa (BD Coréene) inspiré de faits historiques de SEO SEOK-GEUN publié aux éditions TOKEBI en 5 Volumes.

Les faits Historiques:

1592 : L'Amiral YI SUN SHIN fait face au péril japonais

A la fin du XVI e siècle, la dynastie des YI qui depuis sa fondation n'avait pas eu à affronter de grands dangers extèrieurs, fut victime des invasions japonaises. Le Shogun (dictateur militaire) Toyotomi HIDEYOSHI avait décidé d'attaquer la Chine et de faire passer ses troupes par la Corée malgré son refus. Les Japonais débarquèrent à PUSAN en avril 1592 avec 200.000 hommes, chiffre tout à fait considérable pour l'époque, et atteignirent promptement PYONGYANG. La défaite coréenne sur terre, principalement due à l'affaiblissement du pouvoir divisé en factions rivales, était aussi le fruit d'une extraordinaire et minutieuse préparation militaire et logistique de l'envahisseur japonais. "...À NAGOYA, dans l'administration du taïkô, était depuis longtemps dressé, reposant sur une bonne connaissance des lieux, un plan de mise en coupe règlée et de pillage systèmatique du pays. Et en hommes... pour livraison aux trafiquants d'esclaves portugais..." (1). C'était sans compter avec la déjà très ancienne tradition maritime coréenne remontant à deux siècles en arrière.

En effet, face (déjà? encore?...) aux exactions des pirates japonais, le dernier roi de KORYO avait créé une véritable force navale nationale constituée de bateaux à seul usage militaire. Cette force était toujours maintenue en état et sans cesse modernisée, suivant rigoureusement les derniers progrès, les devançant quelquefois, en matière d'utilisation de la poudre, des armes à feu lourdes aussi bien que légères, fusées et autres flèches à feux, mousquets à flèches multiples, énormes grenades etc... Si bien que la Marine coréenne avait développé une tactique de combat fondée sur l'usage massif de l'artillerie à distance et non plus seulement sur la technique couteuse de l'éperonnage et de l'abordage. Ce n'est que beaucoup plus tard que les marines européennes employèrent elles mêmes cette tactique. Successivement, on vit apparaître plusieurs modèles de très gros vaisseaux de ligne (pour l'époque), pontés entièrement et très fortement armés, les pan'ok-sòn, invincibles, mais restant lourds à manoeuvrer et requèrant l'aide de navires plus légers.

Fin Avril 1592, l'escadre du Sud-Ouest basée à YÒSU, était commandée par l'Amiral YI SUN-SHIN et disposait à elle seule de 24 pan'ok-sòn, plus 80 navires de moindre tonnage dont quelques dizaines, légers et rapides, remarquablement toilés, spécialisés dans la patrouille et la reconnaissance maritimes. Cette escadre était en parfait état de marche, comme, d'ailleurs, d'autres escadres de la marine coréenne toutes basées sur la côte ouest.

L'Amiral YI SUN-SHIN était fils d'un fonctionnaire lettré, mais modeste, issu de la plus pure tradition confucianiste. Il eut une carrière très inégale mais ses exploits militaires, sa valeur technique, sa culture, son patriotisme intransigeant, sa droiture et la hauteur de sa pensée en font une figure emblèmatique de la Corée, encore aujourd'hui. Malgré les intrigues de cour il fut nommé Commandant en Chef des forces coréennes du "Centre" et entreprit de s'opposer à l'ennemi tout puissant à partir de ce dispositif resté intact qu'était la Marine coréenne. Il commença d'abord par se renforcer techniquement afin de pouvoir lutter efficacement contre un ennemi infiniment supérieur en nombre et en tonnage.

La flotte japonaise qui avait investi PUSAN comptait plus de cinq cents navires de combat, sans parler des 700 bateaux de tous types, construits exprès ou réquisitionnés à l'occasion de l'invasion. Les Japonais disposaient notamment de navires de grande taille du type atake redoutables en combat rapproché du fait d'une mousquetterie nombreuse et efficace, d'origine portugaise, le teppô. Mais ces bâtiments restaient globalement inférieurs militairement aux bâtiments coréens, bien mieux pourvus en artillerie moderne, et se révèlaient beaucoup moins marins. Les Japonais avaient quand même pensé à perfectionner certains de ces énormes atake dans le but de se mesurer aux redoutables unités lourdes coréennes. C'était le cas par exemple du gigantesque "Nihon-Maru" et de ses bâtiments d'escorte, qui fut quand même envoyé par le fond par les Coréens malgré une défense acharnée, le 10 Juillet 1592 au large d' AN GOLP'O, non loin de PUSAN.

 

Le premier navire de guerre cuirassé au monde : le "Kòbuk-Sòn" ou "bateau-tortue"

L'Amiral coréen, conscient de sa très grande infèriorité numèrique, avait décidé d'accentuer encore son efficacité et sa large supèriorité technique en développant, le premier au monde, le concept de bâtiment cuirassé(2) à partir des gros navires pontés précédents de type pan'ok-sòn. YI SUN-SHIN, loin des idées défaitistes, avait donc entrepris sans tarder une remise en œuvre générale des moyens toujours disponibles: entraînement et instruction des hommes et des officiers, restauration des ouvrages de défense maritime, recherches et essais sur l'artillerie embarquée, amélioration des performances, mise au point et mise en chantier d'un nouveau type de navire le Kòbuk-Sòn (ou "Bateau-Tortue", ainsi nommé à cause de l'apparence de son pont supérieur protègé par une carapace blindée et étanche, armée de piques, car, d'un point de vue marin, sa vitesse et sa manœuvrabilité étaient fort grandes).

Le Bateau-Tortue, dont aucun plan n'est arrivé jusqu'à nous, avait une taille importante comparée à celle de ses contemporains. Ses formes, très marines, lui donnaient une vitesse supèrieure et son originalité en la matière était d'avoir deux allures: l'une de route, sous fort entoilage porté par deux mâts rabattables et, probablement, totalement escamotables dans un logement protègé, propulsion rapide mixte voiles et rames; l'autre de combat, mâts abattus, avec un rang de nage sur chaque bord, l'architecture du bateau permettant une navigation sous rames seules en position quasi verticale, les marins étant parfaitement à l'abri.

La proue comportait une tête de dragon dont la gueule permettait à un dispositif étonnant de répandre des fumées et des gaz délétères et suffocants à partir de la combustion de soufre et de salpêtre, servant en même temps de brouillard artificiel.... Elle était renforcée d'un rostre permettant l'éperonnage, sans préjudice de deux sabords blindés abritant des pièces de chasse de bon calibre. Les flancs (murailles), protègés et blindés, étaient équipés de dispositifs anti-abordage et anti-éperonnage. Ils comportaient de même plusieurs sabords blindés permettant le tir de nombreuses grosses pièces (12 par bords) autorisant un feu continu, et aussi 22 meurtrières pour le tir de fusées, flèches à feu, mousquets à flèches multiples.

La carapace, hérissée de piques métalliques, assurait une protection totale du bateau et de son équipage, mâts rentrés dans leur logement. Cette protection jouait aussi bien pour le feu que pour les projectiles de petits et moyens calibres et que pour l'abordage. Un mât déporté sur babord portait marques et pavillons, et, aussi, chaque fois que l'occasion s'en présenta (elles furent nombreuses), la tête, décollée au sabre, des amiraux japonais vaincus...

C'est dans ces conditions matérielles exceptionnelles mises en œuvre par des équipages super-entraînés et motivés par leurs succès, que l'Amiral YI SUN-SHIN livra batailles sur batailles qui furent autant de victoires. La guerre devait durer sept ans. YI ne cessa de se montrer excellent tacticien, ménageant hommes et matériels. À SACH'ÒN, il mit ses bateaux-tortues en embuscade dans les îles. S'étant bien montré à 400 de ses adversaires à l'ancre au fond de la baie avec un petit nombre de bateaux, il fit mine de s'enfuir afin de les inciter à la poursuite. Ayant déterminé sa tactique de façon à se faire aider par la marée, l'Amiral coréen prit les Japonais au piège, utilisant au maximum les ressources de son artillerie. Tous les bateaux ennemis qui s'y étaient risqués furent coulés malgré leur forte résistance. Blessé, YI SUN-SHIN attendit stoïquement la déroute adverse pour extraire lui-même la balle de mousquet qu'il avait reçu à l'épaule. À TANGP'O il attaqua avec son Kòbuck-Sòn l'énorme atake, avec un chateau de plus de dix mètres, de l'Amiral japonais Kurushima MICHIYUKI, qui, sous la concentration de feu des Coréens, ne tarda pas à s'embraser. Promptement repêché, MICHIYUKI fut proprement décapité et sa tête envoyée aussi sec en tête du mât de YI SUN-SHIN.

La flotte coréenne ne cessa pas de porter le feu et la désolation dans la flotte japonaise. La glorieuse bataille de l'île de HAN-SAN reste connue dans l'histoire de toutes les Marines comme le "Salamine de Corée". À ANGOLP'O, vingt et un grands bâtiments japonais furent surpris et détruits, dont le "Nihon-Maru", au château de trois étages (vide supra). Poussant jusqu'à PUSAN où les Japonais étaient solidement retranchés, YI SUN-SHIN coula 130 bateaux réfugiés dans la baie. Mais cette fois, les Coréens furent pris sous le feu des batteries côtières constituées d'excellentes pièces lourdes d'origine ... coréenne, et la flotte subit de très grosses pertes. Peu importa, car la guerre avait pris une tournure différente du fait de l'intervention des troupes de la Chine suzeraine et en 1593, les Japonais avaient reflué à hauteur de SÉOUL. Des négociations s'engagèrent par dessus la tête des Coréens entre Chinois et Japonais, ces derniers se gardant bien d'avancer d'un mille en direction de YI SUN-SHIN dont la vigilance n'avait pas flèchi.

L'Amiral coréen avait installé son quartier génèral dans l'île de HANSAN, au sud-ouest de l'île de KÒJÉ et de là, s'employa à gèrer un mini-royaume avec un grand talent, développant ses arsenaux et parvenant à nourrir une population considérable, civile et militaire. Les Japonais finirent par se retirer dans le Sud où ils ne manquèrent pas de se livrer de nouveau aux plus effroyables atrocités, comme ils l'avaient fait déjà lors de leur marche victorieuse vers le Nord.

De par l'influence de factieux jaloux et récemment remis en cour, YI SUN-SHIN tomba en une telle disgrâce qu'il échappa de peu à la mort et fut rétrogradé au rang de simple soldat. C'est en Juin 1597 que les Nippons débarquèrent à nouveau en force en vue de s'installer. Cette fois, ils battirent la flotte coréenne et conquirent HANSAN. Le Roi de Corée, consterné, se hâta de rétablir YI dans ses fonctions. Ayant remporté quelques succès, l'Amiral se vit renforcé par l'arrivée d'une flotte chinoise et la victoire tourna irrésistiblement à son avantage. C'est le 16 Septembre 1598 qu'il remporta sa plus légendaire victoire dans la passe de MYONG-YANG en utilisant diaboliquement les ressources de la marée. Avec douze Bateaux-Tortues (et une centaine de bateaux de pêche camouflés en grosses unités...) il tendit un piège à 133 bateaux japonais, s'en prenant d'abord au vaisseau de l'Amiral Kurushima MICHIFUSA qui fut tué et dont la tête monta illico au mât du navire amiral coréen. La route de l'ennemi vers le nord était définitivement coupée. Le 19 Novembre, YI SUN-SHIN remporta sa dernière et décisive victoire à NO RYANG CHIN mais y fut blessé mortellement. Atteint d'une balle au coté gauche, il se fit attacher à son mât dans une attitude conquèrante et c'est, mort, qu'il se rua à l'assaut de l'escadre du Japonais Shimazu YOSHIHIRO qui ne ramena dans son pays que cinquante navires de ligne sur deux cent cinquante...

 

L'Histoire du Manga...

Sun Shin et Whan sont deux vaillants défenseurs de Chosun. 3 objets divins ont été dérobés par les Japonais. Sun Shin et Whan se voient confier la plus importante des missions : récupérer les objets divins pour empêcher la chute du royaume de Chosun. De nombreux ennemis, tous plus puissants les uns que les autres, se mettront en travers de leur route. Sun Shin et Whan seront aidés par une mystérieuse jeune fille et un petit chien étrange, capable de parler et semblant posséder un lien avec les objets divins. Cependant, Sun Shin ne semble pas être un humain ordinaire ; son courage et sa fougue ne seront pas de trop pour terrasser l’adversité.

Mon avis:

Une histoire passionnante et des personnages très bien traités... on regrette que la série s'achève si vite. Un design très interressant (et c'est justement ce détail qui à retenu mon attention...), j'adore...


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