| Série atypique et moderne, Gantz nous offre un spectacle à la fois fascinant et morbide. L’auteur ne fait aucune concession et s’affranchit sans aucune hésitation des limites de la bienséance. Ames sensibles s’abstenir ! La série est extrêmement violente à la fois au niveau des mœurs et au niveau visuel. Les fans du manga retrouveront dans cette adaptation animée toute la violence et tout le côté gore qui ont fait la renommée de la série. Gonzo a très fortement censuré la version animée en prévision du passage TV de celle-ci a tel point que l’on se retrouve presque au même niveau qu’AB en son temps avec Ken et KOR dans des registres totalement différents. Heureusement pour nous, cette édition DVD est non censurée et nous permet de mieux comprendre certaines scènes même si elles sont d’une violence presque malsaine. Si vous avez tourné de l’œil en regardant Berserk, évitez soigneusement Gantz ! En effet, la série peut être considérée sans trop de soucis comme la série la plus violente et extrême de l’année 2004 voir même de ces dernières années (sans tenir compte des OAV mais uniquement des séries diffusées à la télévision japonaise). Dès les premières secondes de la série, on se rend très vite compte que l’on n’est pas dans une série comme les autres. Nous avons affaire à un héros un brin pervers (rien de profondément original jusque là) et ne pensant qu’aux doux plaisir de la chair. Sa mort, très violente et magistralement mise en scène, va être pour lui une seconde naissance. Il va alors découvrir qu’il fait parti d’une sorte de chasse aux aliens ordonnée par un homme nu nommé Gantz se trouvant dans une bien étrange sphère noire. Commence alors un jeu de massacre traumatisant même pour les habitués aux séries gores et violentes. La violence graphique est ici extrême et mise en scène de façon réaliste. On n’échappe pas à l’éviscération de plusieurs personnes lors de leur première mission, à une tentative de viol, à la truffe perverse d’un chien aimant renifler les parties intimes d’une jeune femme ainsi qu’au déversement de très nombreux litres de sang. Si je m’étonnais de la présence de quelques éléments gore lors de ma critique d’une autre série de Gonzo, Bakuretsu Tenshi, je dois bien avouer que Gantz dépasse tout ce que j’avais pu voir chez ce studio. Culturellement parlant, la série s’inscrit parfaitement dans les années 2000 avec un style extrêmement sombre et malsain. On retrouve même un léger côté Battle Royale avec ses nombreux combats et les massacres de jeunes étudiants. Pourtant, la série ne se limite pas au seul massacre de jeunes écoliers en mal d’adaptation à la vie sociale japonaise mais également à toutes les couches socioculturelles nippones. Le background de la série fait indubitablement penser aux jeux vidéos du genre Survival horror tels Silent Hill ou Resident Evil. La série se permet même d'utiliser des clones de personnages de jeux vidéo, Lara Croft par exemple, pour les utiliser dans des situations "particulières". Les aliens rencontrés sont soit totalement originaux soit basés sur des icônes populaires et culturels. Le premier adversaire de Kei et de son équipe est un bien étrange alien grand amateur de poireaux, original et mortel grâce à ses griffes rétractables. |